Saint Mathurin

Flashs d'information

La Communauté de communes de Picardie verte (CCPV) a fêté ses dix ans en 2008 !

Elle a donc maintenant 25 ans.

L'ADSL à Haute Epine

 

 

Schéma de principe

 

L’ADSL (asymmetric digital subscriber line : ligne numérique asymétrique d’abonné) fait partie de la famille de technologies DSL. Ces technologies sont basées sur le transport d’informations numériques sur le câble de cuivre assurant la desserte téléphonique. Alors que le transport de la voix n’utilise que la bande de fréquence de 300 à 3400 Hz, le câble de cuivre téléphonique peut transmettre une gamme de fréquences beaucoup plus large. C’est dans ces "couloirs libres" que le signal DSL peut se propager, sans interférence avec le signal voix.

 

 

Schéma de Haute Epine

  • Le répartiteur téléphonique est à Marseille en Beauvaisis
Entre le répartiteur de Marseille en Beauvaisis et les abonnés de Haute Epine il y a un sous-répartiteur qui est situé en face du restaurant de J. P. Mille.

 

 

D’autres technologies de la famille DSL. que l’ADSL, dont le débit maximum théorique est de 8Mbit/s, sont utilisées en France :

  • le ReADSL ("Reach extended" ADSL), une technique consistant à augmenter la puissance du signal dans une certaine bande de fréquence ; par ce biais, il est possible d’augmenter la portée du signal de 5% à 10%. Les débits dans cette zone de "portée étendue" sont toutefois limités (maximum 512 kbit/s).
  • l’ADSL2+ : variante de l’ADSL utilisant davantage de fréquences porteuses et permettant d’atteindre des débits théoriques de 20 Mbit/s. Au-delà de 3 km du répartiteur, les débits ADSL2+ rejoignent ceux de l’ADSL.

L'affaiblissement des signaux DSL

Les technologies xDSL font passer des signaux électriques à haute fréquence dans les câbles téléphoniques, constitués de fils de cuivre. Compte-tenu de ces hautes fréquences, un effet de peau apparaît ; il a pour conséquence d’augmenter fortement la résistance du câble, et donc d’atténuer d’autant plus le signal utile en raison du phénomène décrit précédemment.

Or plus un signal électrique est faible, plus le débit (nombre de bits par seconde) qu’il peut véhiculer est réduit, car il devient difficile de dissocier les 0, les 1 et le bruit parasite.Il découle de ce phénomène que certaines habitations, proches des centraux téléphoniques (NRA, nœuds de répartitions des abonnés), bénéficient de débits élevés (jusqu’à 20 Mbit/s, permettant un grand confort d’usage et des services innovants tels que la télévision par ADSL), tandis que d’autres plus éloignés doivent se contenter de 512 kbit/s - et ce pour un prix d’abonnement identique.

Au delà d’une certaine distance, il n’est plus possible de recevoir un signal DSL suffisamment puissant pour être déchiffrable par le modem : dans ce cas-là, le territoire concerné (qui peut être une commune entière mais peut également se limiter à quelques habitations) est qualifié de zone blanche.

La méthode de calcul théorique "officielle" de l'affaiblissement est celle de l’ARCEP. 

Pour l’ARCEP, l’affaiblissement d’une ligne au regard de son calibre et de sa longueur est estimé en utilisant les règles suivantes :

  • 15 dB par km pour un calibre de 4/10
  • 12.4 dB par km pour un calibre de 5/10
  • 10.3 dB par km pour un calibre de 6/10
  • 7.9 dB par km pour un calibre de 8/10

L’atténuation totale est égale à la somme des atténuations linéiques multipliées par les longueurs par calibre fournies dans la base de données, à laquelle il convient de rajouter un affaiblissement estimé à 1.5 dB pour les connexions (branchement, jarretiérage).

Atténuation et débit

Le débit maximum auquel peut réellement prétendre un abonné dépend directement du niveau d’atténuation sur sa ligne : à un niveau d’atténuation correspond un débit maximum.

Ainsi, deux lignes de longueur différentes peuvent donner un même débit, si leurs calibres sont différents. Par exemple, avec la formule de calcul ARCEP, une ligne de 1,9km et de calibre 4/10 permet un débit identique à celui d’une ligne de 2,8km de calibre 6/10 : les deux correspondent en effet à un même niveau d’affaiblissement de 30 dB (soit un débit maximum de 7 Mbit/s en ADSL et 14 Mbit/s en ADSL2+).

D’après France Télécom, une ligne affichant un affaiblissement théorique de moins de 35 dB est considérée comme excellente et devrait permettre un débit ADSL de plus de 6 Mbits/s. En dessous de 20 dB les lignes peuvent être considérées comme parfaites, le débit peut atteindre 8 Mbits/s.

Les limites fixées par l’ARCEP

Les limites d’éligibilité à une technologie donnée en fonction de l’affaiblissement de la ligne sont fixées par l’ARCEP.  ADSL/ADSL2+ : jusqu’à 70 dB  ReADSL : l’ARCEP a décidé d’ouvrir dans un premier temps le ReADSL aux lignes dont l’affaiblissement est inférieur à 75dB et a défini un mode de calcul de cette valeur théorique d’affaiblissement de la ligne. Depuis décembre 2005, la limite maximale d’affaiblissement pour prétendre aux offres commerciales ReADSL a été repoussée à 78dB.

Ces seuils d’atténuation maximale sont déterminés par un comité d’experts de l’ARCEP qui étudie les projets de modification des limites d’utilisation des différentes technologies DSL, et qui émet des avis favorables ou défavorables.

L’ARCEP a publié en 2005 des chiffres relatifs à la répartition des lignes françaises suivant différentes tranches d’affaiblissement, et donc de débit ADSL/ADSL2+ :

 

 

 

L'ADSL à Haute Epine aujourd'hui

Comme

  • Les premières maisons du village sont à un peu plus de 5 kilomètres du NRA de Marseille en Beauvaisis
  • Les paires de cuivre utilisées ont un diamètre de 4/10

Il résulte du tableau précédent une offre commerciale

  • De la technologie ReADSL 2 uniquement
  • Permettant un débit de 512 kb/s à 1 Mb/s, reflétant une atténuation de signal allant de 75 à 60 dB selon la distance de l'habitation par rapport au croisement D 930 / D 72.

Ces limitations interdisent aussi bien l'utilisation professionnelle d'Internet que la réception de la télévision en ADSL.