Haute-Epine en 1834

Hautespine, Haute-Espine, Haubespine, (Spinetum, Alta-Spina)

 

 

Le chef-lieu de la commune consiste en une très longue rue que traversait la route de Beauvais à Calais avant l'établissement de la nouvelle route par Marseille en Beauvaisis. Le village est bâti dans une vaste plaine dépourvue d'eau courante (il y existe 3 puits profonds de 80 mètres,).

 

La cure de Haute-Epine fut érigée en 1364 à la demande de l'Abbé de Beaupré, qui en conserva le patronage.

 

L'église actuelle est construite en briques. Elle est précédée d'un porche soutenu par quatre petites colonnes anguleuses chargées d'énormes chapiteaux qui paraissent être un produit du gout dépravé du seizième siècle. L'édifice est oblong, le chœur voûté et orné de pendentifs, la nef lambrissée. Le clocher couvert en ardoises est placé sur le portail. Cette église est vaste mais très humide et un peu enterrée par l'exhaussement successif du sol voisin. Elle reconnaît Saint Mathurin comme patron.

 

La ferme de Woimaison, Waimaison, Oaymaison, Oye-Maison, à l'ouest de Haute-Epine est une ancienne propriété de l'abbaye de Beaupré (Achy) à qui elle fut léguée en 1140 par Hugues Marlet. Il y avait une maison abbatiale avec un oratoire, selon les privilèges de l'ordre des Cîteaux, qui donnaient aux fermiers des biens de cet ordre, le droit d'avoir une chapelle particulière.

 

Le village d'Orvilliers, quoique fort éloigné, dépendait dans un temps reculé de la paroisse de Haute-Epine et Prévilliers était un secours ou vicariat de la même paroisse.

 

Une moitié de la forêt de Malmifait ou de Beaupré (anciennement Malmifay, Malfay, Malmilfay) est sur le territoire de Haute-Epine. La tradition rapporte qu'il y avait au dixième siècle une ville ou au moins un lieu habité dans cette partie de la forêt. On y voit encore l'emplacement d'une mare et l'on rencontre les restes de fondations et de constructions qui paraissent rapprochées dans un lieu circonscrit (200 hectares).

 

La commune de Haute-Epine a un presbytère et une école de garçons. Elle a aussi pour l'éducation des filles une maison fondée en 1820 par Monsieur Desmarets, ancien curé de Saint Valère à Paris, né à Haute-Epine. Trois religieuses de saint André y dispensent leur enseignement et donnent des soins gratuits aux enfants du sexe féminin.

 

Il y a une pompe communale.

 

Il y a à Haute-Epine un four à chaux, une briqueterie, un moulin à vent et, en 1833, on y faisait encore un commerce considérable de bonneterie de laine.

  • Four à chaux

Monsieur Bocquet a fondé en 1817 un four à chaux qui n'emploie que deux ouvriers payés 1,50 francs par jour. La production est de 200 muids par an en six fournées.

  • Briqueterie

Production en 1730 de 110.000 tuiles et 100.000 briques.

  • Bonneterie de laine

La maison Boulnois achète 7.000 douzaines de bas et de bonnets qu'elle apprête, c'est-à-dire foulées, passées au verdet ou à l'écorce de sumac et teintes en noir avec du bois de Campêche, et les expédie vers la capitale. Haute-Epine est un centre d'activité pour ce genre d'industrie; on y vend chaque année plus de 12.000 douzaines de pièces qui sont expédiées brutes vers Feuquières.

En 1831, il y avait à Haute-Epine 773 habitants dont :

 

Enfants de moins de 5 ans

45

Enfants de 5 à 10 ans

61

Enfants de 10 à 15 ans

63

Total

169

 

Et en 1790, il y avait à Haute-Epine 232 maisons.

 

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